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Un père n’est pas un parent de second rang.

Les droits de l’enfant ne sont pas servis lorsque la parole d’une mère est présumée plus fiable ou les soins d’un père moins importants. Les décisions doivent reposer sur les preuves, pas sur une hiérarchie entre parents.

Illustration de trois enfants allongés ensemble dans l’herbe
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L’égalité des responsabilités est déjà prévue par la loi

L’article 1197 du Code civil géorgien reconnaît aux parents des droits et obligations égaux envers leurs enfants. L’article 1198 leur impose des responsabilités de soins et de développement. Le père n’est pas présenté comme un complément facultatif dans la vie de l’enfant. [1]

L’égalité exige d’examiner les soins réels, la sécurité, les opinions de l’enfant et les motifs de toute restriction. Elle ne signifie ni partage automatique du temps ni contact présumé malgré un danger. Le parent qui signale une violence doit être entendu ; celui qui la conteste doit pouvoir présenter ses preuves. L’enfant doit disposer d’une voix indépendante tout au long du processus.

La question soulevée par le dossier

Le recours décrit une importante prise en charge antérieure par le père, des évaluations initialement positives de l’Agence puis une position ultérieure dont la motivation est contestée. Il allègue aussi l’absence de réponse à des préoccupations scolaires et médicales. Ces éléments doivent être confrontés aux dossiers ; une famille ne suffit pas à démontrer une tendance nationale. [2]

Les questions concrètes sont déjà exigeantes. Les conduites des deux parents ont-elles été examinées selon les mêmes critères ? Une alerte a-t-elle été minorée en raison de son auteur ? Les soins sûrs ont-ils été consignés, et pas seulement les accusations ? La parole de l’enfant a-t-elle été recueillie indépendamment ? L’annulation d’une mesure a-t-elle entraîné une nouvelle évaluation ou laissé le dispositif inchangé ?

Les droits européens protègent aussi les pères

L’article 8 de la Convention européenne protège la vie privée et familiale ; l’article 14 interdit la discrimination dans la jouissance des droits conventionnels. Dans Zaunegger c. Allemagne, la Cour a constaté une discrimination injustifiée dans les règles affectant un père non marié. L’arrêt concernait l’accès à une appréciation judiciaire individuelle, et non l’attribution automatique de la garde. [3] [4]

Nous utilisons ces normes pour demander l’examen des présupposés liés au sexe en Géorgie. Il faut apprécier la décision et sa motivation : une généralisation sur les mères ou les pères ne remplace pas l’examen de la situation de l’enfant.

Qui forme les décideurs ?

Les autorités et les organisations qui les forment devraient rendre publiques les orientations utilisées. Un financement européen ou une mission de défense des droits ne garantit pas une bonne pratique ; ce n’est pas non plus une preuve de faute. Il faut examiner le contenu des orientations et leurs effets sur les décisions.

Nous proposons une analyse ouverte des documents réellement utilisés : auteurs, recherches à l’appui, validation et éventuelles différences de présomption de crédibilité selon le sexe du parent. Une pratique ou un texte concrètement préjudiciable doit être identifié et corrigé. Cet examen concerne les acteurs publics comme non publics.

Un audit utile comparerait des situations similaires, les motifs des restrictions et l’accès à la représentation, aux évaluations et à l’aide. Les données agrégées devraient distinguer le sexe des parents, l’histoire de la prise en charge et les risques documentés, sans exposer les enfants. Le seul décompte des résidences attribuées n’explique pas si les décisions étaient justifiées.

Quel changement pour l’enfant ?

Notre objectif n’est pas de remplacer une préférence pour les mères par une préférence pour les pères. Il est d’éviter qu’un enfant perde des soins sûrs en raison d’un stéréotype institutionnel. Les preuves et demandes d’aide d’un père doivent recevoir une réponse de fond, comme celles d’une mère. Les signalements de violences doivent être appréciés pour leur contenu, sans être écartés comme de simples tactiques contentieuses.

Nous demandons des décisions motivées, un contrôle effectif des restrictions provisoires, la reconnaissance des soins sûrs déjà assurés et un appui professionnel au rétablissement des liens lorsque cela convient. Si le contact est dangereux, la protection doit être réelle. Si l’exclusion n’a pas de base solide, elle ne doit pas perdurer au seul motif que l’affaire dure depuis des années.

Sources juridiques et références

  1. Code civil de Géorgie — articles 1197 et 1198 : égalité et responsabilités parentales
  2. Requête administrative anonymisée examinée par Child Rights Georgia.
  3. Convention européenne des droits de l’homme — articles 8 et 14
  4. Conseil de l’Europe — Zaunegger c. Allemagne (2009) : droits de garde des pères non mariés et réforme ultérieure
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